De la douceur… dans un monde yang

Ce week-end m’a rappelé l’importance de la douceur.

 

Je le dis souvent, en cours, qu’il s’agit de laisser un peu de côté cette idée de « faire », de performance, de volonté, de contrôle. Ce côté « yang », masculin, solaire, qui est indispensable pour avancer, pour accomplir et agir dans notre vie.

 

Mais parfois, s’attacher autant à cet aspect de nous, on passe à côté de l’essentiel, ou plutôt, on ne vit que d’un seul côté du spectre.

 

Ma volonté, ma force et ma détermination sont telles que je réussis très souvent ce que j’entreprends. Je mets toute mon énergie dans la direction souhaitée et j’avance avec conviction avec toutes les portes qui s’ouvrent devant moi comme par magie. C’est une grande force, et je mesure ma chance.

 

Mais parfois, sans m’en rendre compte, je l’utilise au détriment de mon côté yin, que je viens dompter, encadrer. Et même avec la meilleure volonté et l’envie d’être plus yogi, plus patiente, plus bienveillante, etc. je me retrouve dans ce schéma de « lutte » avec moi-même, où je contrôle et choisis ce que j’accepte, je lutte pour rejetter le reste, pour avancer dans mon chemin yoguique.

 

Je me suis rappelée mon professeur de yin Biff Mithoefer, qui nous disait de « let go of stories of ourselves as we should be, and search for the truth », de se libérer de nos filtres, de nos attentes, de nos idées mêmes de ce que devrait être notre vérité. Quand on arrête de chercher ce qui est vrai ou faux, quand on est juste présent et à l’écoute, alors on peut connaître notre vérité. Accepter l’équilibre entre notre côté sombre et notre côté lumineux, notre côté guerrier et notre côté guérisseur, nos forces et nos vulnérabilités, nos blessures. Laisser la place à tous ces aspects en nous. Les laisser être, les accepter, les accueillir, les chérir.

 

Aujourd’hui plus que jamais, j’ai envie de faire confiance, à la vie et aux gens. D’être vulnérable et authentique. De dire ce que je pense sans filtre et sans peur du jugement. D’être présente et à l’écoute des autres, de l’univers et de moi-même. De prendre des risques. D’être douce avec moi-même et de ne pas brusquer mon corps ou me forcer à avancer, de prendre le temps de chaque pas, de digérer chaque avancée. J’ai envie d’accueillir et d’aimer mes ombres de façon à laisser toute ma lumière scintiller encore plus sur le monde et les gens autour de moi. J’ai envie de douceur, d’amour, de lâcher-prise.

 

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