De la bienveillance

Ok guys. Mon monde de yogis bisounours écoutant Beyoncé en faisant la posture du chien tête en bas en collants à paillettes s’effondre.

 

Oui, je sais. Je suis un peu une hippie idéaliste qui a la chance ultime de travailler dans un univers où je ne croise que des personnes qui sont relativement heureuses de me voir, qui expriment leur joie et leur gratitude, qui disent bonjour, sourient, et ouvrent leur cœur. Éloignée depuis bien longtemps du monde de l’entreprise et toutes ses nouvelles techniques de management, de la start-up nation obsédée par la croissance, je ne l’avais pas vu venir.

 

Ils ont tué la bienveillance. Voilà.

 

C’est tombé comme un couperet, j’ai entendu plusieurs amis me dire :  « pfff, la bienveillance, on l’entend à tort et à travers, ça a perdu tout son sens ». Et puis : « bienveillance à toutes les sauces, j’en peux plus » « ras le bol de l’obsession de la bienveillance ».

 

Qu’entends-je ? Qu’ouï-je ? Moi, la yogi, qui prône l’amour et la bienveillance, la douceur et la légèreté, me voilà bien embêtée… si mes élèves ont les poils qui se hérissent en entendant ces mots !

 

Alors en tant que bonne petite élève, j’ai fait quelques recherches sur internet. Et ouais, la bienveillance en veux-tu en voilà, bienveillance au travail, care management… je suis tombée sur plein d’articles de type « les 10 commandements de la bienveillance au travail » (haha).  ou encore Le management bienveillant: c’est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins

 

Bref. WHAT. THE. FUCK.

 

Bien-veillance = vouloir du bien pour autrui, écoute, compassion, empathie. Finalement, un des besoins humains et sociaux les plus fondamentaux. Comme l’amour, le bonheur (ne me lancez pas sur le bonheur et tous les gens qui critiquent « la dictature du bien-être et du bonheur », personne t’a forcé à être heureux, tu fais bien comme tu veux ; et d’ailleurs comme dirait Thomas d’Ansembourg mon gourou de la CNV « être heureux, ce n’est pas nécessairement confortable »)…

C’est quand même dingue que ce(s) mot(s) en vienne(nt) à être vide(s) de sens, parce qu’utilisé(s) à tout bout de champ voire bullshité(s) (oui, ça se dit) par des chief happiness officers (nouveau métier à la mode, encore mieux que prof de yoga) ou autre manager du changement bienveillant sous couvert d’augmenter la productivité en entreprise avec un grand sourire et des croissants à côté du baby-foot.

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Alors, oui, je n’y connais pas grand chose en gestion des ressources humaines, et of course, un peu (beaucoup) plus d’ouverture, un peu (beaucoup) plus de yoga, de méditation, de bienveillance, sera toujours une belle et formidable idée en entreprise. Mais si la démarche est authentique, venant d’une vraie volonté d’améliorer le bien-être des salariés.

 

Sinon, really guys, quel sera le prochain mot qui perdra son sens ?

 

Alors merde, yogi care bear is not happy ! Mais je n’ai pas dit mon dernier mot J Je ne vous laisserai pas enterrer la bienveillance comme ça ni vu ni vu.

 

Alors je m’adresse à vous, les blasés de la bienveillance, les médisants du bonheur, venez et je vous promets de lui redonner du sens, que vous puissiez la goûter pour de vrai. Et pourquoi pas au passage en profiter pour kiffer les petites graines de la non-violence, de la compassion, du non-jugement, de gratitude et soyons fous de l’amour ! Fuck yeah, de l’amour, tellement d’amour pour tous !

 

Allez je vous aime ❤

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